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Création du Pôle d’écologie urbaine à la prairie de Mauves.

Description du projet

Il y aurait, en 2031, à la place de l’actuelle usine Prairie de Mauve : une déchèterie agrandie, un Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets redimensionné pour recevoir aussi les déchets de 7 collectivités proches (on passera de 140 000 à 270 000 tonnes par an), une station d’épuration et un centre de traitement pour les biodéchets.

Les boues de la station d’épuration seront brûlées sur place.

La chaleur du centre alimentera le réseau de chaleur de l’est de la ville de Nantes.

Ceci coïncide aussi avec :

  • Le démantèlement du “bidonville” prairie de Mauves.
  • Le traitement des terres “la décharge” qui correspond à la prairie de Mauves

Les inquiétudes soulevées par le Pôle d’écologie urbaine.

Des habitants (proche de Doulon) ont montré leur inquiétude vis-à-vis des gens du voyage (ils habitaient Prairie de Mauve) et qui seront relogés. Ce grand bidonville est donc un sujet social et politique annexe à la création du Pôle d’écologie urbaine . L’accompagnement des relogements, prévu “au cas par cas” doit durer 4 ans maximum et la Métropole a prévu un budget « maximal » de 80 millions d’euros sur quatre ans.

De même le projet a été questionné sur <<  l’augmentation du trafic routier dans le quartier et sa saisonnalité, les seuils et les modalités de suivi des rejets atmosphériques, avec une inquiétude sur la qualité de l’air, notamment autour des activités et équipements publics du quartier (maraîchage, écoles, parc du Grand Blottereau, etc.). >


Intérêts et inconvénients d’un gros centre de traitement

Voici un extrait d’un article de Margot  Medkour qui pose le débat :

<< ça veut dire deux fois plus de déchets brûlés, deux fois plus de pollution.
Aujourd’hui, on brûle 140 000 tonnes de déchets chaque année.
Demain, ce serait 270 000 tonnes. Pourquoi ? Ce n’est pas que les Nantais jettent plus de poubelles, mais qu’on va faire venir les déchets de plus loin : de Vendée, de Redon, ou d’encore plus loin.
Tout ça pour plusieurs raisons : c’est que la Vendée enfouit ses déchets, et doit réduire l’enfouissement : mais refuse de trouver ses propres solutions >>

<< Pour ce qu’il en est des déchets et de leur recyclage : c’est une très bonne chose que la Vendée se voit dans l’obligation de réduire de 50 % l’enfouissement des déchets. En revanche, je pense que ce département devrait traiter ses propres déchets sur place, plutôt que de les envoyer en camions pour se faire incinérer dans une aire urbaine aussi dense que celle de Nantes. >>

Voici quelques contre-arguments :

  • Il s’agit d’un centre qui accueillera les déchets de très nombreuses communautés de communes voisines. Et qui auparavant enfouissaient les déchets. Pour avoir visité un de ces centres d’enfouissement, au nord du département. C’étaient désespérant.
  • Un incinérateur est un équipement très perfectionné. Il est inconcevable que chaque département ait le sien.
  • Actuellement un grand nombre de déchets qui étaient déposés en déchèterie étaient envoyés par camion, dans un centre d’incinération en Mayenne. On imagine le bilan carbone.
  • Il est compliqué de qualifier la prairie de Mauve d’espace naturel car ce sont en fait des déchets enfouis et recouverts de terre (on aperçoit les cheminées qui sortent, au bord de la route d’Angers). Il seront donc traiter, enfin.
  • Cet incinérateur doit aussi brûler des « boues » de l’usine de traitement des eaux, qui sera à côté, pour éviter de les envoyer par camion.

Pour aller plus loin dans le débat

Article Plastik Attac France – La vérité sur les plastiques dits « compostables » ou « biodégradables »

Reprise d’un article Facebook de août 2019.


1️⃣ « Biodégradable » ne veut PAS dire « compostable » ! Les deux mots désignent des types de dégradation différents dans des conditions différentes.

2️⃣ Les plastiques dits « composables » ne le sont QUE dans des structures de compostage industriel (utilisées par certains professionnels ou collectivités) et NON dans votre compost de jardin ou d’appartement !

3️⃣ Les plastiques dits « biosourcés » désignent des plastiques EN PARTIE composés de molécules issues de sources végétales. Cette partie est souvent minime, le reste provenant du pétrole.

4️⃣ Ces sources végétales sont, la plupart du temps, des ressources vivrières comme le maïs ou la pomme-de-terre, initialement destinées à l’alimentation humaine.

5️⃣ La culture de ces sources végétales nécessite de grandes quantités d’eau, d’engrais et de pesticides de synthèse.

6️⃣ « Biodégradable » ne signifie PAS qu’il est inoffensif de jeter ce plastique dans la nature.

7️⃣ Un plastique dit « biosourcé », « biodégradable » ou « compostable » ne contient pas nécessairement moins d’additifs nocifs qu’un plastique classique.

8️⃣ Les plastiques dits compostables, appelés « PLA », ne sont pas, ou difficilement, recyclables.

9️⃣ Ils ne doivent donc PAS être triés dans le flux de recyclage, mais jetés aux ordures ménagères non recyclables (si vous n’avez pas accès à un compostage industriel).

🔟 Tous ces plastiques sont donc bien moins écologiques que ce qu’on pense. Ils ne sont PAS une solution sur laquelle se reposer entièrement. Il vaut largement mieux se tourner vers des alternatives réellement dans plastique ni déchets, comme une gourde en inox pour son eau, des capsules de café en inox à remplir, de la vaisselle non jetable, des sacs de courses réutilisables en tissus, etc…

Des idées pour un Noël zéro déchet

3 manières d’emballer vos cadeaux sans gâchis

Avec un totebag

Vous croulez sous les sacs en tissus à ne plus savoir quoi en faire ?

Et si vous en utilisiez pour les fêtes de fin d’années afin d’emballer vos cadeaux ?

Dotés d’une grande contenance, les sacs pourront accueillir des cadeaux volumineux, comme la boite de playmobile de votre nièce ou le coffret Vinyle des Rollings Stones de votre cher papa.,

Avec un bee vrap

Fabriquez vos papiers cadeaux vous-même avec des emballages en cire d’abeille. Généralement utilisé pour l’alimentation, les bee wrap, souples et résistants peuvent également servir d’emballage en épousant parfaitement les formes du cadeau. Bonus : la personne qui reçoit le cadeau pourra réutiliser le beewrap comme emballage alimentaire.

Pour vous lancer voici un tutoriel

Si vous voulez pas vous lancer seul.e, sachez que la Galerie organise régulièrement des ateliers Bee wrap

Avec du tissu

Pour briller auprès de vos convives à Noël, offrez des cadeaux emballés avec la technique ancestrale d’emballage : le furoshiki.

Grâce à différentes techniques de pliage et nouage d’un carré de tissu, votre cadeau est beau en plus d’être protégé.

Envie de relever le défi ? C’est par ici


3 recettes anti gaspi pour vous régaler

Des crackers aux fânes

Vous ne savez pas quoi faire de vos fanes de carottes qui trainent au frigo ?

Découvrez cette délicieuse recette de crackers pour votre apéritif de Noël.

Je découvre la recette

Des écorces d’orange confites

Indémodables et intemporelles, ces sucreries sont non seulement délicieuses, mais également anti-gaspi.

Je découvre la recette

Gelée épicée d’épluchures et trognons de pommes

Ne jetez plus vos épluchures et trognons de pommes.

Lancez-vous dans cette délicieuse recette de gelée épicée pour accompagner vos plats de Noël.

Je découvre la recette


4 idées de cadeaux pour un Noël écolo

Un atelier poterie

Depuis la crise du covid, beaucoup de personnes se sont lancées en tant que céramiste. Les ateliers ne manquent pas autour de Nantes. Alors pourquoi ne pas offrir à votre conjoint.e ou vos proche cette activité originale ?

Une bouture d’une de vos plantes

Plutôt que d’acheter une nouvelle plante en jardinerie, bouturez une de vos plantes qui se porte bien pour l’offrir à vos proches.

Voici une petite liste des plantes faciles à bouturer : Pothos, Misère, Fictus, Fougère, Monstera, Begonia, Cactus de Noël.

Des habits de seconde mains

Nantes et ses alentours regorgent de friperies. Vous souhaitez offrir de vêtements originaux, de bonne qualité et à bas prix ?

La Galerie a recensé les magasins de seconde main.

Il vous suffit de cliquer sur “magasins d’occasions” dans le menu de la carte.

Je découvre la carte

Un carnet fait maison

Pour réaliser ce cadeau, pas besoin d’être particulièrement manuel.

Faire un carnet souple personnalisé, c’est pas sorcier.

Le matériel requis est à la portée de tout le monde : papier brouillon, papier épais pour la couverture, aiguille, fils de couture, règle, colle, pinces, crayon de papier et gomme.

Je réalise mon carnet

Les enjeux géopolitique des terres rares

La fabrication des appareils numériques nécessite l’utilisation de métaux rares. Et c’est un enjeu géopolitique majeur.

Les actualités récentes confirment la place des terres rares dans la géostratégie de plusieurs pays (États-Unis, certains pays d’Asie et l’Australie) dans un contexte d’interdictions imposées par Pékin sur ses exportations de terres rares (matériaux essentiels dont la Chine a le quasi-monopole) et d’une dépendance des États-Unis pour fabriquer beaucoup de ses produits technologiques.

Reprenons dans l’ordre :

  • Le contexte : le 3 novembre 2024, la Chine interdit la vente de certains métaux rares comme le gallium et le germanium aux États-Unis.
  • Le 20 octobre 2025, le premier ministre australien et le président américain ont signé un accord de 8,5 milliards de dollars sur les minéraux rares.
  • Le 27 octobre, Donald Trump, en tournée en Asie du Sud-Est, signe plusieurs accords commerciaux avec le Vietnam, la Malaisie et la Thaïlande, incluant la coopération sur les minéraux critiques, la facilitation d’investissements (…), et la réduction de barrières douanières.
  • États-Unis et Japon signent un accord sur les terres rares pour faire face aux restrictions chinoises le 28 octobre.
  • Le 9 novembre, la Chine a suspendu (pour un an) son interdiction d’exportation vers les États-Unis visant le gallium, le germanium et l’antimoine, des métaux rares cruciaux pour l’industrie moderne.

Alors à la Galerie, on rappelle une bonne idée : et si on commençait déjà par augmenter la durée de vie de nos appareils ? (ne pas les remplacer s’ils fonctionnent encore, les réparer)

Pour en savoir plus sur le sujet des minerais rares on vous conseille de lire le livre du Guillaume Pitron a enquêté “La guerre des métaux rares”.

Résumé : Pendant 6 ans, le journaliste a enquêté dans une douzaine de pays sur la transition énergétique, la révolution numérique et la mutation écologique de ces pays. Politiques, médias, industriels nous promettent un nouveau monde affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires. L’ouvrage nous montre qu’il n’en n’est rien

La maison en récup de Julie

Julie, bénévole à la Galerie du Zéro Déchet, aime créer de belles choses de ses mains. En plus de ses talents pour la céramique, elle aime créer en réemployant des matériaux voués à être jetés : carnet en papier recyclé ou objets en boîtes d’œufs. Pour la Galerie, elle a décidé de concevoir une maison miniature entièrement faite de réemploi afin de montrer qu’il est possible de valoriser les emballages du quotidien voués à être jetés : boîte d’oeufs, carton, papier, papier journal, emballages plastiques, etc.

Elle nous explique le projet :
“Lorsque j’ai réfléchi à ce projet, la première évidence a été la suivante : la pratique des bons gestes concernant le zéro déchet passe bien entendu par les parents, mais avant tout, ce sont les enfants qu’il faut sensibiliser. Ce sont elles et eux qui représentent l’avenir. De plus, en sensibilisant de manière ludique, ils apprécient particulièrement cet apprentissage, et cela exerce sur eux un impact de mémorisation et d’acceptation plus fort et plus pérenne.
Ils s’amuseront donc à réfléchir à comment créer et fabriquer avec des boîtes à chaussures, de vieux magazines, des emballages alimentaires ou encore des bouchons plastiques…
La deuxième évidence est la suivante : A travers sa maison témoin d’un mode de vie zéro déchet, la Galerie du zéro déchet met en avant qu’un habitat peut devenir zéro déchet grâce à des petites habitudes et des petits gestes réguliers, et cela dans chacune des pièces de nos foyers. Le projet de cette maison miniature lui fait écho.”

Elle invite donc toutes les personnes curieuses et créatives à se lancer dans la création d’une maison en réemploi. Pour décorer, pour jouer, pour faire ensemble, en famille. Pourquoi pas partager cette activité lors des fêtes de fin d’année ?

Pourquoi écrit-on déchèterie ? Une histoire d’antonomase

Question vocabulaire

L’ANRED (Agence Nationale de Recyclage des Déchets) devenu l’ADEME, avait choisi le terme Déchetterie. C’était une marque commerciale déposée en 1987 autour du concept d’apport volontaire en vendant à des sociétés de services dans la collecte des ordures ménagères, une licence d’utilisation du mot « Déchetterie ».

Le maire de la commune d’Escolives (Yonne), en 1990, après avoir vu un panneau d’inauguration de sa “déchèterie” qui a une faute d’orthographe, choisit de contacter l’Académie Française sur la bizarrerie du terme officiel (le terme “déchet” avec le suffixe ”terie”; “terie” n’est pas un suffixe valide).

L’Académie Française a considéré que l’utilisation du terme “déchetterie” pourrait conduire à payer des droits à l’ADEME. Elle a donc retiré un “t”.

Au final désormais “une déchèterie est un centre organisant la collecte et la récupération des déchets.”

A noter que (extrait de l’article du Figaro Étudiant) “la marque n’est plus active aujourd’hui, ce qui rend l’usage du mot déchetterie moins contraignant aujourd’hui. D’ailleurs, cette forme est largement utilisée dans les textes officiels, communaux et sur les panneaux des villes. Ce passage d’un nom de marque vers un nom commun porte un nom : l’antonomase.”

Désormais, selon l’ADEME, la déchèterie est un espace « aménagé,  gardienné et clôturé, ouvert aux particuliers et éventuellement aux artisans et  commerçants, pour le dépôt de certains de leurs déchets lorsqu’ils sont triés. Une  déchèterie accueille notamment les matériaux qui ne peuvent être collectés par le  service de ramassage traditionnel des ordures ménagères, en raison de leur taille  (encombrant), de leur volume (déchets verts), de leur densité (gravats, déchets de démolition, déblais, terre), ou de leur nature (batteries, huiles usagées,  médicaments, solvants, peintures acides et bases, produits phytosanitaires,  DEEE…) ». 

Plus d’infos dans cet article de la Communauté de Communes Les Bertranges :
https://www.lesbertranges.fr/index.php/2020/02/18/une-histoire-pour-le-mot-decheterie/6689/

Plus d’infos dans l’article du Figaro Étudiant : https://etudiant.lefigaro.fr/vos-etudes/magazine/43250-marque-deposee/

Plus d’infos dans cet excellent avis de la Commission de Sécurité des Consommateurs : https://www.economie.gouv.fr/files/directions_services/dgccrf/boccrf/2009/09_06/avis_decheteries090409.pdf

Envie

L’éco-participation versée sur l’achat d’un appareil électrique ou électronique (DEEE) est gérée sur notre territoire par l’éco-organisme “ecosystem”. Ce sera par exemple 8,33 € pour une cuisinière à 374 €. Il a pour objectif de traiter l’appareil en fin de vie.

Envie, dont une antenne est active en Loire-Atlantique (Envie44, proche de Ikea), récupère ainsi les anciens appareils électroménagers que vous déposez en magasin ou en déchèterie, soit 350 points d’apport en Loire-Atlantique.

Une partie des appareils est triée pour être recyclée. L’autre partie, ceux qui sont réparables et vendables sont réparés, nettoyés et vendus sur le site de Saint-Herblain et de St Nazaire.

Envie, c’est aussi (et surtout) une structure d’insertion : les salarié·e·s sont accompagné·e·s par une conseillère en insertion professionnelle, et sont formés aux différents métiers de l’entreprise.

C’est une entreprise enthousiasmante.

La mauvaise nouvelle est qu’Envie n’est plus retenu comme prestataire par “ecosystem”, alors qu’il l’était depuis 19 ans. Ce sont donc des personnes en réinsertion qui se retrouveront sans activité. Et moins de réemploi. 

Vraiment dommage. Mobilisation ?


Article par Christian Renoulin, président de la Galerie du Zéro Déchet

Redécouvrez l’article sur Envie que nous avions publié sur le blog